20 août
Il est 9h45 lorsqu’on se met en route sous une météo inchangée, même si il y a quelques voiles nuageux, c’est toujours 35 degrés. Les boulevards sont quasi vides, ce qui me permet une prise de vue du milieu de la chaussée. En sortant de la ville, on peut voir un alignement de bus scolaires rangés là en attente de la rentrée.
La route qui va nous emmener à l’étape est une nouvelle nationale, la G104, fréquentée comme d’habitude par des voitures, des camions, des petits véhicules 3 roues, et même un convoi exceptionnel. En effet, nous sommes dépassés par un camion de transport à la demande, Rholala, dont le chargement est… un arbre.
À un moment donné, on arrive sur des travaux. La G104 est en cours de passage de 2 à 4 bandes. Les travaux sont visiblement très avancés, puisque les 4 bandes sont asphaltées. La circulation n’a lieu que sur un côté ou il y a 2 bandes, une dans chaque sens. Mais comme les deux autres sont libres et ne font l’objet que de finitions, nous partons de ce côté là. C’est le grand luxe, 2 bandes pour nous, sur lesquelles il y a juste de temps en temps quelques petits véhicules. Un peu plus loin, on craint que cela ne se complique. En effet, pour le placement de bordures et de balustrade, et pour d’autres travaux de finition, il y a des camions. Néanmoins, rien qui ne perturbe notre progression. Zheng est devant, et à un moment donné, on se rend compte qu’il est arrêté. Ce n’est pas bon signe. En effet, crevaison à l’arrière, on retrouvera fiché dans le pneu un long clou rouillé. Il a tellement endommagé la chambre à air, en y faisant de multiples trous, qu’il faut démonter la roue arrière pour changer la chambre et mettre une neuve. Il y a à ce moment là 37 degrés, il n’y a pas de vent, pas d’abri pour trouver de l’ombre. On est très contents de se remettre en route et de retrouver le vent lié à notre déplacement. On ne rénove pas que la route, il y a aussi des maisons en cours de finition. Un modèle plus cossu que le modèle le plus couramment vu. Et on voit une éolienne domestique.
A plusieurs reprises, il y a inversion des bandes entre celles utilisées par la circulation et celles en cours de finition. Nous passons donc de gauche à droite pour toujours nous retrouver sur celles où il n’y a pas de circulation. Au moment où nous trouvons une station-service, pas d’hésitation, on s’y rend pour retrouver le frais de la climatisation, des boissons froides et de quoi grignoter. Je me rends compte que juste à côté de l’endroit où je suis stationné, il y a une station de pesage. Certes pour les camions et donc précise à 10 kilos près, mais j’y pose le vélo pour constater qu’avec le plein de bagages, le poids est de 100 kilos, plus que je n’aurais imaginé. Une fois que je m’ajoute sur la dalle, le poids passe à 170. Nous reprenons notre route et nous croisons un peu plus loin un ouvrier en train de faire un marquage d’une bande jaune. Plus on avance et plus la route est prête à être mise en circulation. Cette fois, il y a les bordures, les balustrades, les marquages au sol qui sont achevés. Et plus la moindre trace d’un ouvrier, la route est propre, c’est donc très très confortable. À un moment donné, le GPS indique de sortir et de prendre le tracé de l’ancienne G104. Mais devant nous, derrière les barrières d’interdiction, on voit que la nouvelle route est bien présente. On décide donc de rester dessus, malgré les récriminations du GPS qui nous indique qu’on a dévié de notre route. Cette fois, la route est complètement terminée, les plantations dans la berne centrale sont faites, et même les feux de circulation sont en fonctionnement. Il doit sûrement y avoir un cachet ou un tampon qui manque sur un document quelque part pour pouvoir mettre cette route en service, parce que techniquement, elle ne manque de rien. Un peu plus loin, nous rejoignons le tronçon qui a été précédemment mis à 4 voies, et nous retrouvons le flot de circulation en bénéficiant d’une bande latérale très large.
À 15 km du but, nous quittons cette nationale pour une autre route qui rejoint la ville au plus direct. Et à 10 km de notre hôtel, nous sommes dans les faubourgs, avec les habituelles immenses avenues, avec bandes cyclables séparées, tunnels spécifiques pour les vélos. Nous passons au côté d’un nightclub, l’Atlantis, et constatons qu’en ville, aux feux lumineux de circulation, il y a chaque fois un abri pour les cyclistes et motocyclistes et tous les petits véhicules.Lorsque nous rejoignons notre hôtel, il fait 39 degrés, nous allons comme d’habitude nous mettre à l’abri de la chaleur.
Est-ce que c’est la chaleur, la forte luminosité ? Il semblerait que j’aie quelques problèmes de vue. On me dit qu’il est arrivé assez fréquemment, peut-être une vingtaine de fois, le fait que je ralentisse au feu rouge pour presque m’immobiliser, mais que je me remets en route pour traverser alors que la phase n’a pas changé. Peut-être un problème de daltonisme, je n’en sais trop rien.
Demain, nous rejoignons Nanjing pour deux jours d’arrêt, et beaucoup de festivités, privées ou officielles, et de visites.
Photo sur Polarsteps
Laisser un commentaire