On démarre la der…

24 août

Fin de journée j’ai reçu la vidéo réalisée par le Nanjing Daily, où je peux remarquer que les extraits ont été judicieusement choisis pour ne publier que ce qui est particulièrement positif. Je connais bien sûr la technique des interviews et je sais que si on veut faire passer quelque chose, il faut ne dire que ça et le répéter 5 fois, mais ce n’était pas le but ici.

On se met en route aujourd’hui à un peu plus de 9 heures. En sortant du lobby climatisé de l’hôtel, dès que les portes s’ouvrent, on a l’impression de rentrer dans un four, il fait déjà 35 degrés et une chaleur humide toujours. Pourtant, il faut bien se remettre au turbin, il reste 5 étapes, c’est la dernière fournée.

73 kms au menu, découpés en 5 phases, de la ville, de l’agglomération, de la campagne, de l’agglomération et pour finir de la ville.

La sortie du Nanjing se passe sans grande difficulté, nous sommes au nord, nous partons vers le nord-est, nous ne reprenons pas la route du centre. Nous restons dans la ville elle-même pendant 10 km, à peu près toujours sur des voies réservées aux petits véhicules. Dans la partie agglomération qui suit, ces voies seront plus larges pour passer dans une zone avec de grandes propriétés de sociétés ou d’établissements publics. A un moment donné, on a même une piste cyclable toute bleue et on passe devant une énorme concession Mercedes-Benz. Ca et là on retrouve des tours de logements.

Brutalement, tout ça s’arrête, on a même un petit passage étroit pour se retrouver à la campagne, enfin d’abord dans une zone un peu industrielle où on peut retrouver quelques moto-benne avec des chargements volumineux et hétéroclites. Petit passage dans une zone de travaux: un viaduc a visiblement été démoli dans une partie qui est en train d’être reconstruite. Les panneaux d’indication sont toujours existants sur la partie qui n’a pas été démolie.

A mi parcours, on fait arrêt dans une station service dans laquelle il y a un petit aquarium avec de drôles de batraciens, des salamandres sans doute. Ces stations sont toutes gérées par des femmes, ici particulièrement nombreuses et il y en a six sur la piste et deux à l’intérieur du shop, mais le seul homme de la bande semble être le gérant.

Pendant de nombreux kilomètres, on reste sur une petite route qui va nous permettre de traverser les campagnes, avec des collines à notre droite, de traverser des villages. En toute quiétude: il n’y a pas de circulation.

Nous sortons de cette route de comté à une petite vingtaine de kilomètres de notre but du jour pour reprendre une route provinciale. Je découvre de nouveaux panneaux de circulation, répartissent les véhicules sur les bandes de circulation en fonction de la taille, bizarrement les petits à gauche, les moyens et les larges à droite.

Les dix derniers kilomètres, c’est de nouveau la ville avec son flot de petits véhicules, les plus lents étant les vélo-bennes, trois roues, un siège pour le cycliste et une petite benne pour charger toutes sortes de choses. Ce sont visiblement ceux qui ne savent pas s’offrir de moto-benne qui utilisent encore ce type de véhicule, vraisemblablement les plus pauvres. Ça me fait bizarre de penser que le vélo est associé à la pauvreté.

Il est 13h30 lorsque nous rejoignons notre hôtel, il fait 38 degrés…

Aujourd’hui on a vraiment fait une bonne pioche. Il est récent, moderne et tout propre, on dispose d’une buanderie avec machine à laver et séchoir, d’un frigo où on peut mettre des éléments à refroidir et on nous propose un endroit sécurisé pour mettre nos vélos, un garage équipé de l’électricité pour faire la recharge, c’est vraiment idéal.

Demain matin, il restera 4 étapes et un gros 250 km.

Photos sur Polarsteps


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