6 et 7 juillet.
Après avoir fait le job, soit plus de 600 km, dans une semaine de 4 jours, deux jours de repos viennent bien à point.
Dimanche 6, je sens vraiment le contre-coup. Je consacre la matinée et le début de l’après-midi aux tâches habituelles du jour de repos. Une lessive, un nettoyage et une révision du vélo, la préparation de l’itinéraire de la semaine suivante, un check des mails et des paiements à faire, etc. A cela s’ajoute cette fois-ci la rédaction de la newsletter de juillet, ainsi qu’un tri des bagages afin de renvoyer ce qui est excédentaire chez Alicia et Aurélien, quitte à ce qu’ils me ramènent certains éléments plus tard dans le voyage. C’est seulement à 16h que je peux accompagner Alicia vers le centre-ville pour aller visiter un certain nombre de très beaux endroits qu’elle a sélectionnés et déguster la cuisine du Xinjiang qui est réputée. Depuis quelques jours, j’ai le mal de dos qui revient de manière cyclique tous les 3-4 mois et qui m’emmène vers un rendez-vous chez l’ostéopathe. Toujours ces satanés sacro-iliaques ou la cinquième lombaire qui nécessitent d’être remis à leur place. C’est difficile de trouver un ostéopathe en Chine. Alicia m’emmène donc pour un massage que je n’apprécie pas vraiment parce que ce n’est pas de ça que j’ai besoin, et je suis trop fatigué pour l’apprécier. La journée se termine par un petit souper et une visio avec la famille qui est réunie chez Joëlle.
Je passe une bonne nuit de dimanche à lundi mais ce satané mal de dos est toujours là. A chaque fois que je fais un pas irrégulier, ou si j’ai des marches qui n’ont pas la même hauteur, cela me lance. Néanmoins, comme je vais changer d’hôtel aujourd’hui, j’emmène tous mes bagages que je mets sur le vélo. Ils y resteront toute la journée. Nous sortons ensuite dans un parc à côté de l’hôtel pour une interview par le Xinjiang Daily, la télévision locale. C’est ensuite le départ vers le Tiancheng Tianchi Scenic Area à 1h30 d’Urumqi. On entre et on monte dans un bus qui nous emmène dans la montagne pour rejoindre un magnifique lac. Les décors sont somptueux. On fait une croisière avec un crochet par un temple et Alicia se lance dans une grande promenade jusqu’à un pavillon qui surplombe le lac. C’est ensuite le retour vers Urumqi, l’au revoir à Alicia qui va rentrer à la maison. Tandis que moi je monte sur mon vélo pour faire 22 km, départ 19h15 en pleine heure de pointe, dans une ville où il n’y a pas de voie cyclable pour rejoindre l’hôtel où ce soir je retrouve Sam avec lequel on va manger et on fait ensuite le point sur les 6 étapes qui vont nous amener à Hami, qui seront plus raisonnables que celles de la semaine précédente. Un patch d’ibuprofène sur les vertèbres douloureuses. Un traitement du fessier qui a un peu brûlé cette fin de semaine sous 40 degrés. Pour bien se remettre, la première étape sera courte, à peine 46 km afin de redémarrer crescendo.
Je souhaite mettre en avant aujourd’hui un élément étonnant de la Chine: sa totale numérisation. Personnellement, je n’ai pas un yuan en poche, je n’ai pas de carte de banque. Tout se fait avec le smartphone. Commander, puis payer, commander le taxi, demander des boissons, demander les repas, réserver les hôtels. Tout est numérisé et, je l’avais déjà remarqué en novembre, la moindre petite échoppe dans le plus petit des villages où il n’y a aucun signe de modernité, s’affichent les deux petites pancartes, la pancarte verte avec le QR code de WeChat et la pancarte bleue avec le QR code d’Alipay, les deux moyens de paiement préférentiels que tout le monde utilise. Le QR code, c’est l’élément essentiel, mais aujourd’hui j’ai vu Alicia valider un paiement par reconnaissance faciale. A Shihezi, j’avais besoin d’un deuxième adaptateur de prise de courant entre l’Europe et la Chine. Il est plus de 21h30, Alicia commande en ligne et 20 minutes plus tard, l’objet est livré et déposé dans un robot qui est au rez-de-chaussée de l’hôtel et qui est programmé pour venir apporter dans ce cas-ci un adaptateur, mais ça pourrait être un repas emporté à la porte de la chambre en se débrouillant tout seul comme un grand avec l’ascenseur.
Une chose est donc essentielle en Chine avoir un smartphone rechargé… mais partout on peut louer des powerbank
Photos sur Polarsteps
Commentaires
Une réponse à “Guide de choix pour visiter Urumqi”
Ce récit est passionnant.
Bonne continuation.