Jour de repos: il peut pleuvoir !

9 août

Hier soir on s’est rendus dans le centre-ville de Luoyang pour y rejoindre un marché nocturne éclairé aux lampions. Seule une tour est un élément historique, le reste est de construction neuve, c’est plein d’échopes et de petits magasins partout. Beaucoup de jeunes filles se sont déguisées, maquillées et coiffées pour faire des photos ou des films dans ce cadre très coloré. A la sortie, je prends la pose à côté d’un policier qui a plutôt l’air de trouver ça marrant.

Ce samedi 9 août est un deuxième jour à Luoyang. Après le petit déjeuner, nous mettons les vélos en charge et découvrons que le personnel du restaurant tout proche utilise également l’endroit pour le nettoyage des légumes. C’est dans ce restaurant que nous mangerons ce soir, et une dame qui se trouvait à 8h30 en train d’éplucher les légumes sera toujours là en train d’essayer d’appâter le client sur la terrasse à 21h.

Heureusement, nos vélos sont à l’abri, là où il y a des prises pour des recharges qui nous coûteront à David et à moi chacun 1 yuan, sachant qu’il en faut 8 pour faire 1 euro. Car à partir de ce moment, la pluie tombe, drue et ce sera ainsi jusqu’en milieu d’après-midi. Nous avons eu le nez creux en choisissant ce jour pour faire une halte et prendre du repos. La matinée est consacrée au traitement des mails, aux réponses aux interpellations pour les événements à Nanjing et à Shanghai et à un tas d’autres petites obligations. Je n’oublie pas l’anniversaire de mon papa qui aligne (et pas additionne) aujourd’hui deux fois le chiffre fétiche de la Chine, le numéro 8.

Je fais une première sieste fin de matinée, j’en ferai encore une autre milieu d’après-midi. C’est vraiment un jour très sleepy. C’est seulement vers 16h que nous nous mettons en route pour la visite du jour. Du taxi, je peux observer tous les immeubles de cette ville ainsi que des bordures fleuries.

Nous arrivons aux grottes de Langmen. Je constate que pour la première fois, les indications sont en chinois, en anglais mais aussi en français. Est-ce dû au fait que c’est un site classé par l’Unesco ? Nous pénétrons sur ce très grand site par les arches d’entrée et nous nous rendons à la billetterie. Avec mon passeport belge, je suis évidemment un cas spécial demandant un traitement particulier. Mon billet sera d’ailleurs individualisé. Mais c’est sans encombre que nous pouvons pénétrer sur le site lui-même. En attendant qu’on me rende mon passeport, je peux découvrir sur un panneau que 69 600 personnes peuvent être accueillies par jour, dont 22 500 en même temps. La foule qu’on découvrira ensuite nous indique que ces chiffres doivent être de temps en temps atteints. De nouveau des indications en français à l’intérieur sur les panneaux renseignant les choses à voir. Nous pouvons ensuite commencer à découvrir ces sculptures qui ont été faites dans la roche. Des monumentales et des toutes petites: il y en a des dizaines, des centaines, peut-être des milliers. Ça a dû buriner ferme à cet endroit. On a peu le temps de rester devant les sculptures tant il y a du monde. On peut observer quelques secondes et puis il faut céder la place.

Il y a beaucoup de familles sur le site et pas mal de tout petits. Il y a aussi des jeunes filles et parfois des garçons maquillés, coiffés et habillés dans la tenue traditionnelle pour faire des films et des photos. Un jeune homme devant moi m’invite, via son t-shirt, à découvrir la fabuleuse Chine. Tandis qu’un autre porte le maillot de son joueur de foot fétiche: Kevin De Bruyne.

Il y a tellement de statues à voir, tellement de marches à monter et tellement de gens qu’on ne va pas jusqu’au bout et qu’on fait demi-tour pour revenir vers la sortie. On découvre toute une série de moto-bennes avec des marchands vendant à boire ou à manger. Sur le chemin du retour, je découvre un ancien bus toujours en activité.

Nous terminons cette journée par un repas à côté de l’hôtel. Demain, on se remet en route pour une courte étape et il semble que ce sera sur le sec.

Photos sur Polarsteps.